Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepúlveda

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Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepúlveda – Editions Points – 5,90€

Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d’amour ? seule échappatoire à la barbarie des hommes ? pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

Que vous dire sur cette lecture, si ce n’est : LISEZ-LE !

Grand classique de la littérature sud-américaine, Le vieux qui lisait des romans d’amour passait son temps à attendre que je le choisisse dans ma PAL monstrueuse. Et un jour, je me suis dis que je ne connaissais rien à cette littérature étrangère, je ne voulais pas un livre trop long, et je souhaitais partir sur une valeur sûre. C’est ainsi que j’ai commencé ma lecture. A vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, est-ce que ma lecture sera pleine d’esprits de famille, d’histoire fantasmagoriques ? Et bien oui et non en quelque sorte.

On va donc découvrir, un jour où le dentiste est de passage dans le village d’El Idilio, l’histoire peu commune de José Antonio Bolivar. Le vieil homme connaît la jungle par coeur, et nous emporte dans sa vie difficile au milieu de ces contrées équatoriales. On va découvrir ses aventures et les relations qui le lient avec la nature. C’est un personnage terriblement attachant, profond, secret. Il n’est pas commun, pas sociable sauf avec la forêt et ses habitants. Il juge l’administration du pays, ses hommes et ses citoyens, sans pour autant les détester outre mesure. C’est un solitaire qui semble faire le lien entre la ville et la forêt. Il est à l’opposé de ces hommes blancs qui volent et tuent les bébés jaguars, qui cherchent l’or et les cités perdues légendaires. Mais la forêt devient dangereuse, à mesure que la mère des bébés jaguars cherche à se venger, et José Antonio Bolivar va donc partir à la recherche de la mère. Un duel incroyable aura lieu entre l’homme et l’animal, un face à face beau et puissant.

Ce petit livre de 128 pages est rempli de couleurs de la jungle, de sa force et de sa faiblesse fasse à l’invasion de l’homme blanc. C’est un véritable voyage dépaysant. Je me suis profondément attachée à l’ambiance de cette histoire, à ses paysages, ses habitants. L’écriture de Luis Sepúlveda est enivrante, belle et poétique, tout en étant critique vis à vis de la façon dont nous pouvons traiter la nature. Il m’est difficile de parler plus en détails de ce roman car il est court, mais la lecture en est très intense. Je l’ai lu d’une traite, car le suspens et les idées qui s’en dégagent sont intéressantes et surprenantes.

Ce livre est un hommage à ceux qui défendent la forêt, une ode à la vie sauvage, un duel entre l’homme et la jungle, un avertissement sur les dangers que l’homme peut infliger à une nature qu’il ne respecte plus.

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